Articles de yugcib

  • Moi Daniel Blake, film de Ken Loach, sorti octobre 2016

         Ken Loach est un réalisateur Britannique né le 17 juin 1936 à Nuneaton. Son oeuvre, films de télévision et grand écran à partir des années 1980/1990, s'articule sur une étude sans concession et d'un réalisme absolu, de la misère sociale en Grande Bretagne, et du ravage, de la casse des politiques publiques, notamment lors du gouvernement de la "Dame de fer" Margaret Thatcher, et ce jusqu'à nos jours avec la mondialisation libérale, la financiarisation de l'économie...

    Ken Loach a reçu 2 fois la Palme d'Or du festival de Cannes, une première fois en 2006 avec "Le vent se lève", une deuxième fois en 2016 avec "Moi Daniel Blake".

     

    ... Entre d'une part ce film, "Moi Daniel Blake" d'une durée de 1h 40... Et d'autre part tout ce que j'ai pu écrire depuis 10 ans au sujet des "éclopés de la vie" -et cela je le dis avec une certaine gravité et avec une conscience aiguë- il faut d'abord voir ce film avant de lire tout ce que j'ai écrit et posté ; ce film qui en une heure quarante minutes, séquence après séquence, est plus explicite, plus parlant, que les dizaines de pages (histoires, anecdotes, notes, textes) que j'ai pu produire sur les "éclopés de la vie", sur cette vie qui court et galère et souffre...

    Dans une réalité aussi brute, exprimée par Ken Loach, nous sommes au delà d'un simple "reportage" ou documentaire "thématique". Au delà de la crédibilité s'impose la portée de l'oeuvre. Cela n'a rien à voir par exemple, avec "Le Titanic", qui fut à l'époque de sa sortie, le film le plus vu, par des centaines de millions de spectateurs, dans tous les pays du monde...

    C'est un film, "Moi Daniel Blake", qui parle des gens, des gens qui souffrent, qui parle en même temps de cette solidarité des humbles dont les médias ne parlent pas ou si peu mais mettent en avant l'égoïsme des uns et des autres, l'âpreté dans la relation, la violence, la délinquance, les abus de ceci de cela, etc.

    Il y a bien là à mon sens, dans la négation ou dans l'indifférence ou dans la méconnaissance de la solidarité des humbles, une véritable injustice, une vision déformée et dénaturée de la réalité du monde...

    Les centaines de millions de gens de "la vie qui court et galère" mais néanmoins disposent de revenus même modestes, ont un toit, un travail, bénéficient d'une couverture médicale, d'aides sociales s'il en faut, et qui se heurtent au quotidien à une administration tatillonne, parviennent tant bien que mal à "joindre les deux bouts"... Et, à plus forte raison les privilégiés dont les revenus sont plus que confortables, et les maisons fort belles et fort bien aménagées... Et qui pour bon nombre d'entre eux compatissent à la misère, font des dons aux restaurants du coeur ou envoient de l'argent à des organismes humanitaires... Les centaines de millions de gens que nous sommes donc, "du bon côté de la barrière" même un peu à la limite ; ne sont jamais dans la peau même, dans le vécu au quotidien de ceux qui vraiment souffrent... mais parviennent mieux à survivre par la solidarité entre eux, que par la charité de ceux qui "ont les moyens" (charité souvent "de principe ou de bon aloi" et qui d'ailleurs fait carrément défaut parfois)...

     

    http://www.avoir-alire.com/moi-daniel-blake-la-critique-du-film

     

     

     

  • Ces bergeries...

    ... Ces bergeries où convergent tous les ovins, guidés, soumis et bêlant...

    Il y faut entrer, pointer le bout de son nez et ne point craindre d'y montrer le poil que l'on porte sur son dos... Afin de parvenir à y faire mener dedans, par sa danse mais aussi par les danses autour de soi, comme un ballet qui fera de quelques unes sinon de toutes ces bergeries, autant d'espaces de liberté et de relation dans une dimension chorégraphique... Car au fond, tous ces ovins guidés, soumis et bêlant sont comme des frangins d'une famille nombreuse avec lesquels on passe son enfance à se friter... Et que ne bêle-t-on pas, que ne porte-t-on pas, aussi, soi-même, tous ces coups de tête à droite et à gauche, guidés que nous sommes par des bergers dont le bout des échasses nous pousse sans jamais nous inciter à chorégraphier...

     

  • Le politicien honnête

    Le politicien

    ... Le politicien honnête est comme l'urologue qui introduit dans le fondement du consultant, un doigt, puis deux doigts puis toute la main, avec un gant enduit d'un liquide onctueux, et qui atteint et évalue un adénome prostatique : ce n'est plus une sensation désagréable et encore moins une douleur, c'est une investigation nécessaire...

    Une prostituée vierge c'est aussi surréaliste qu'un vin sans alcool dont le producteur prétendrait que ce vin ne serait pas un jus de raisin.

    Les politiciens se prétendent honnêtes dans un monde où "mettre une olive dans le trou de bale" c'est faire du bien là où ça passe sans dire le mal que ça fera.

    Il est à mon sens, bien plus difficile pour un politicien se déclarant honnête que pour une prostituée se déclarant vierge, d'être crédible.

     

  • Il y a ...

    Il y a la vie qui brille

    Il y a la vie qui court

    Il y a la vie qui souffre

     

    J'avais une fois dit

    Il y a les célestes

    Il y a les terrestres

    Il y a les télestes

     

    Il n'y a de considération

    Il n'y a d'existence

    Il n'y a de jouissance

    Il n'y a de modernité en marche

    Que pour la vie qui brille

    Que pour les célestes

     

    Mais cela ne durera pas

    Les temps changeront

    La vie qui brille

    La vie qui court

    La vie qui souffre

    Les célestes

    Les terrestres

    Les télestes

    Seront sur le film entièrement déroulé de la bobine

    Des brouillages surgiront les images qui existaient sans être vues

    Ces images de la vie qui court

    Ces images de la vie qui souffre

    Ces visages des terrestres

    Ces visages des télestes

    Ce sera comme le fil entièrement déroulé de la pelote

    Dont les noeuds auront été un à un défaits

    Cependant l'extrémité du film de la bobine

    Ou l'extrémité du fil de la pelote

    Sera comme la source d'un fleuve

    Dont il faudra encore chercher la naissance

    Dans les recoins du berceau naturel du fleuve

     

     

  • Politicaille and Cie

    ... "Eh, tu me les sarcles aussi" ? (ces mauvaises herbes)! ... "Non, j'les sarcle pas, j'les entretiens" !

     

    ... "Cent francs! Soit, coupez! Atout pique! et maître à trèfle! J'ordonne!"

     

    ... "Fille, on te veut au pieu... mais en tout bien tout honneur!"

     

    ... "Et toi, sorti de la mare, t'es de l'ablette ou du gardon ou de la carpe ?"

     

    ... "Nattes au lit, coccyx et merisier, ça fait un joli tableau surréaliste de la modernité"

     

    ... " Eh, ton jus, pépé, refroidi et figé dans l'assiette, on le remet au micro-ondes"

     

    ... "Eh, les brunes, haut les maires pour une France de l'audace" !

     

    ... Et Donald trompe dans le sens du poil! ... Mais il n'est pas, loin s'en faut, Donald, le seul sur cette planète tous régimes confondus, à tromper dans le sens du poil... Avec les lobbyies and Cie... et les mafias !

     

    ... Y'en a t-il un, dans cette "star-académie", un seul... qui a parlé des dividendes et du capital mieux rémunérés que le travail?

     

     

  • Des châteaux et des châteaux, oui, mais...

    ... Dans des émissions de télévision telles que "Secrets d'Histoire", "Des racines et des ailes" et autres, autour d'architecture, de trésors, de patrimoine culturel... Je vois toujours des châteaux et des châteaux, des belles demeures, des parcs et des jardins somptueux, des oeuvres de peinture sur des plafonds, des sculptures dans des galeries, des salles, avec du mobilier luxueux... Tout un univers, un environnement, en somme, qui est celui de rois, de princes, de ducs, de belles dames, de toute une société privilégiée, de toute une cour constituée de grands personnages...

    En voyant à chaque fois tout cela, tout ce faste, toute cette richesse, tous ces trésors, tous ces châteaux... et en pensant aux immenses, immenses fortunes, aux rivières de bijoux et de pierreries de tous ces gens de cour, rois, princes, ducs, aristocrates grands propriétaires de vastes domaines ; à cet univers dans lequel vivaient ces gens, à leur habillement, leur perruques, leurs jeux, leurs parties de chasse... Je me dis que tout cela fut acquit au prix du sang, de la misère, du travail, de la sueur, de millions de gens du peuple, de manoeuvres sur les champs de construction des châteaux, de paysans, d'ouvriers... de gens qui n'avaient que leur bras, leur force de travail et dont la vie quotidienne était d'une précarité extrême... Je pense à toutes les victimes, les morts et les handicapés des chantiers de construction, à tous les mauvais traitements subis par ces gens, à une justice qui les pénalisaient au moindre lapin pris au collet dans un bois, à toutes ces pendaisons, décapitations, tortures, pour des vols de pain ou de fruits ou pour des délits "mineurs"... Sans compter les disettes, les famines, les épidémies, les guerres avec leurs mercenaires venus de pays étrangers, les impôts en nature qui les privaient parfois de la quasi totalité d'une subsistance déjà réduite au minimum...

    Et je me dis que les victimes de la Convention, de la Terreur, sur deux ou trois années de l'Histoire de France durant les dix années de l'époque de la Révolution Française... Ne sont... dis-je, os'je dire... "qu'un détail de l'Histoire" ! ... Si je compare le nombre de morts de la Terreur et le nombre de morts de l'Ancien Régime de Louis XIV jusqu'à Louis XVI... La différence "ne souffre pas en effet la comparaison" !

    Et j'en dis autant de la révolution russe de 1917 ! (le nombre de morts à l'époque, par rapport au nombre de morts depuis Pierre 1er tsar de Russie)...

    Alors que l'on ne me "bassine" pas avec les atrocités et avec les exactions de la Terreur en 1794, ni avec les mêmes atrocités et exactions, des "rouges" en 1917 ! C'est, os'je dire, "très peu cher payé" pour quatre ou cinq siècles de maltraitance du peuple par les possédants, les rois, les princes...

    Cependant, mon espérance et mon "humanisme" (et ma pensée) résident dans le fait (que je crois à peu près certain), qu'un jour viendra où l'on n'aura plus besoin de la violence pour résoudre les conflits, réduire les injustices...

     

    ... Au delà de tout jugement que l'on peut porter, au delà de toute vision que l'on peut avoir tout à fait personnellement, au delà de toute "traduction" orientée dans un sens ou dans un autre, que l'on peut faire... de tel évènement de l'Histoire, de tel personnage, de tel régime politique, de ce qui s'est passé, si l'on a été "pour" ou "contre", au delà donc, bien sûr – je le dis- de ce que je viens d'écrire... Il y a "ce qui fait une nation, ce qui fait une société, ce qui fait une civilisation"... Il y a ces personnages qui, en dépit de ce que l'on peut leur reprocher, en l'occurrence des rois, ont contribué à ce qui a fait une nation, ont réalisé une oeuvre politique, économique, sociale même... Non seulement des rois mais aussi beaucoup d'autres personnages et jusque parmi des gens du peuple...

    Dans l'Ancien Régime, il y avait, oui, des gibets, des cachots épouvantables, il n'y avait pas de "sécurité sociale" mais il y avait des organisations (en général catholiques) composées de gens de la noblesse ou de la bourgeoisie d'affaires, pour faire en sorte que les miséreux, les infirmes, les malades, puissent être secourus... Et il y avait sans doute, un peu plus de solidarité entre les gens, dans une société pourtant très injuste et très dure...

    ... Aujourd'hui, dans un monde "un peu moins dur" on va dire, il se passe des choses aussi sinon encore parfois plus épouvantables que ce qui s'est passé, en violences, durant la Terreur de 1794... Et qui font un nombre de victimes très largement supérieur au nombre de victimes de la Terreur...

     

  • Clash sur l'accord sur le réchauffement climatique

    ... Donald Trump remettant en cause l'accord sur le réchauffement climatique, ce n'est pas "une grande surprise" : au moins, ce que l'on peut dire, ce que j'en dis, c'est qu'on ne peut pas le taxer, Donald Trump, d'hypocrisie à ce sujet !

    Cependant, les américains, les citoyens américains sont parmi les premiers sur cette planète à subir déjà depuis plusieurs années, les colères de la nature (tornades à répétition, inondations, incendies gigantesques, sècheresses, tempêtes, côtes envahies par les eaux, etc.) qui à chaque fois, font tout de même pas mal de victimes...

    Les cinq plus grands groupes de l'agrochimie, dont Bayer et Monsanto, détiennent un monopole sur les semences autorisées. Si un maraîcher n'utilise pas les standards imposés, il s'expose à une forte amende. Cette mainmise des multinationales menace gravement la biodiversité, à tel point qu'aujourd'hui, depuis 1955, environ 80% des espèces végétales comestibles ont disparu ou sont en voie de disparition.

    Les conférences, les sommets, les débats, les accords sur le climat, qui réunissent à chaque fois les principaux acteurs économiques et politiques de quelque 190 pays dans le monde, sont donc, constituent une hypocrisie monumentale. En effet, il n'existe aucune contrainte réelle, aucune obligation expresse à se conformer à quelque ordre que ce soit ; chaque pays étant seulement "invité" à une réflexion, à une "modération" ; et tout "accord" signé par bon nombre de ces 190 pays, ne se traduit que par un "rapport de confiance" entre les intervenants de chaque pays.

    Ce sont donc les lobbyies et les multinationales qui demeurent, de fait, les décideurs. De la même façon qu'au moyen âge dans les guerres entre seigneurs, les hommes d'armes et de cavalerie ravageaient les cultures et les villages dans les campagnes.

    La puissance et la domination des lobbyies est telle, si organisée, si planifiée, si omni présente, qu'elle interdit pratiquement toute forme de résistance. Tout au mieux, la résistance qui essaye de s'organiser est celle de quelques associations qui parviennent à mettre en place des initiatives, des actions locales, mais se heurtent à un moment ou à un autre, à l'énorme machine judiciaire dont disposent les multinationales. Les lois qui sont censées "protéger" ou "défendre" les citoyens, sont en réalité établies pour qu'au final, elles profitent aux décideurs, aux puissants, aux détenteurs de la propriété et du capital.

    En conséquence de tout cela, de cette injustice généralisée, de cette domination des lobbyies et des multinationales avec la complicité intéressée des gouvernants, mais aussi de la dépendance (pour ne pas dire parfois de la dévotion) de centaines de millions de consommateurs dans les pays "développés" -et en "voie de développement- , ce ne sera point 2 degrés maximun de plus en 2100, mais 4 sinon 6 ou 8 même, dès 2080 !

    "Normalement" une période glaciaire, celle qui fera suite à celle de Würm (de -115000 à -12000) devrait commencer, soit dans cent ou deux cents ans, soit dans moins de deux millénaires. (L'écart entre les glaciations tend à se réduire depuis 2 millions d'années)...

    Les ères géologiques, la nature, l'univers, la géographie, les étoiles... ont un pouvoir infini et éternel par rapport au pouvoir des lobbyies...

     

    ... L'antarctique hors périphérie, c'est à dire le continent lui même s'il était totalement libéré de glace, est recouvert en très grande partie, de 2000 à 4000 mètres d'épaisseur de glace.

    Le volume global de glace antarctique est évalué en gros à quelque 25 millions de kilomères cube...

    Chaque année depuis 2003, l'antarctique perd 128 kilomètres cube de glace par an. Ce qui représenterait en un siècle 12800 kilomètres cube...

    A ce rythme de 128 km cube par an, il faudrait quelque 1950 ans pour qu'il n'y ait plus que de la terre et de la roche sur le continent antarctique. Je pense aux climatosceptiques qui remettent en cause le réchauffement climatique et ses conséquences... En effet, il faudrait tout de même 1950 ans pour que le niveau des océans s'élève sur toute la planète, de 70 mètres (ce qui changerait complètement le contour des côtes de l'Europe, de l'Amérique, de l'Afrique, de l'Australie, en fait, de chaque continent).

    Qu'est ce que cela représente 1950 ans, pour les lobbyies? "L'éternité" dont ils se satisfont pour assurer leur domination déjà au 21 ème siècle et ensuite pour "un bon bout de temps" !

    Qu'est-ce que cela représente pour les lobbyies, un ou deux mètres en plus de niveau des océans et des mers en un siècle? Cela ne change pas grand chose il faut croire, puisque les lobbyies n'ont que faire de quelques millions de "réfugiés climatiques" en général des millions de réfugiés de pays "pauvres" ? Les lobbyies auront toujours -à peu près- et cela durant au moins les 3 ou 4 siècles suivants, la même clientèle de un à deux, et même trois milliards de consommateurs. Qu'importe donc, pour les lobbyies, quatre milliards de "petits ou très petits" consommateurs dont deux milliards ne consomment pour ainsi dire RIEN ! (Mais qui vivent dans une forme d'esclavage et de précarité, ce qui permet et entretient l'aisance relative de trois milliards de "clients" des lobbyies)...

     

     

  • La couleur des sentiments, film de Tate Taylor, 2011

         Dans un état du Sud des Etats Unis d'Amérique, le Mississipi, au début des années 1960, dans une société raciste de même type que celle de l'Afrique du Sud avec l'apartheid, une jeune femme blanche écrivain défend la cause des domestiques noires victimes de la ségrégation.

    Ce film est une adaptation du roman de Kathryn Stockett.

     

    J'avais déjà vu "Le majordome", l'histoire véridique d'un Noir attaché au service de la Maison Blanche durant plus de 50 ans jusqu'à la présidence de Barack Obama, et dont une scène de ce film "Le majordome" m'avait particulièrement frappé ( un commando du Klu Klux Klan qui arrête un bus de Noirs et qui brûle ce bus en empêchant les occupants de sortir du véhicule en flammes -cela se passait dans les années 1970)...

     

    Extrémiste -je n'ai pas peur de le dire- que je suis contre le racisme, le film de Tate Taylor me renforce dans ma conviction que les Etats Unis d'Amérique ne peuvent pas, n'ont jamais été -et ne seront sans doute jamais- un "modèle de civilisation"... Mais je loue, toutefois, ces "grandes et belles âmes" d'écrivains, d'artistes, d'intellectuels, et de quelques personnages politiques fort rares, qui, hier, aujourd'hui et demain, dans ce pays que sont les Etats Unis d'Amérique, combattent pour défendre les Noirs et leurs droits.

    En dépit de huit années de présidence Obama, force est de constater que les tensions raciales existent toujours aux USA, et que même depuis deux ans elles se renforcent, et que l'on voit sous les yeux des policiers, des autorités, agir des commandos du Klu Klux Klan au grand jour, oui, en 2016 !

     

    Le fait le plus marquant dans le film de Tate Taylor, c'est celui -à mon sens- parcequ'il est "particulièrement révélateur", de la mise en place dans les maisons bourgeoises et de l'aristocratie blanche des états du sud, de toilettes pour domestiques noirs...

    Aujourd'hui encore, les salaires perçus par les Noirs, sont inférieurs (d'environ 30%) aux salaires perçus par les Blancs, aux "Etats Unis d'Amérique"... Et il en est de même d'ailleurs, pour les salaires perçus par les femmes, qu'elles soient Noires ou Blanches. Car ce pays, les "Etats Unis d'Amérique" n'est pas seulement un pays raciste, mais en plus, un pays sexiste !

     

    Je rappelle qu'à la fin de la guerre de secession 1861-1865, dans les états du nord on disait aux Noirs "sois libre et que le diable t'emporte" et que dans les états du Sud on disait aux Noirs "sois esclave et que dieu te garde" !

    "Sois libre..." donc, oui... Mais-autrement dit- "travaille comme un nègre que tu es, pour que puissent s'enrichir les patrons d'industrie et d'agriculture" ! ... et- sous entendu- "crèves si t'es malade ou trop vieux" !

     

    ...En ce qui concerne ma position au sujet du racisme, je précise -c'est important- que j'ai exactement la même détestation, que je fais le même rejet du racisme "anti blanc" dont l'origine n'est pas forcément liée au colonialisme des Européens en Afrique et ailleurs dans le monde durant les siècles passés. Ce racisme "anti blanc" est présent en effet, un peu partout non seulement dans des pays d'Afrique mais aussi dans des pays européens où sont concentrées des communautés noires, arabes et autres... Il y a là manifestement un "rejet de l'autre", un rejet de la culture et du mode de vie de l'autre", une haine, ou une détestation de cet "étranger à la communauté qui est le "blanc" suspect, dont on se méfie et qui n'est pas accepté...

     

  • Ce jour, dimanche 13 novembre 2016...

    ... Je pense aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre dernier en 2015, à Paris, aux morts, aux blessés, aux familles en deuil, aux familles devant soutenir leurs proches handicapés à vie...

    ... Je pense aux autres victimes de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 et à leurs familles, dont on se souviendra dans une manifestion de commémoration le 14 juillet prochain en 2017...

    ... Je pense à toutes les victimes de tous les attentats terroristes...

    A vrai dire à toutes ces victimes, à tous ces morts, à tous ces blessés et handicapés à vie et à leurs familles, j'y pense, nous y pensons souvent, nous y pensons je crois, aussi souvent que l'on pense à offrir des fleurs à une femme n'importe quel jour autre que le jour de sa fête ou de son anniversaire...

    ... Mais je pense aussi, aujourd'hui dimanche 13 novembre 2016, je penserai aussi, le 14 juillet 2017 ; je pense aussi, n'importe quel autre jour qu'un 13 novembre ou qu'un 14 juillet,

    aux victimes, aux blessés, aux familles de tous ces morts et blessés de tous les bombardements d'Alep, de Mossoul, de partout sur les fronts de guerre...

    Je pense aussi à tous ces millions de réfugiés qui ont fui les lieux de combats et qui vivent dans des conditions précaires dans des camps...

    Je pense aussi à cet homme mexicain qui embrasse sa femme et ses enfants américains entre les barreaux en fer d'une barrière de plusieurs dizaines de kilomètres haute de quatre mètres...

    Je hais la guerre, je hais le racisme, je hais le fanatisme, je hais le fracas des bombes, je hais la haine...

     

  • La "Trumpeoplemania"

    ... Ce vendredi 11 novembre, donc 2 jours après l'annonce de l'élection de Donald Trump faite le mercredi 9 à 8h 45 heure de Paris, je me rendis à pied au Carrefour du coin, proche de chez moi, et je parcourus le rayon journaux magazines revues et feuilletai quelques revues "people" et d'actualités "grand public"... Toutes ces revues et magazines d'actualités "en avaient plein de pages" de Donald Trump, de photos, assorties d'anecdotes, de "moments de sa vie", enfin oui, "y'avait que ça, du Trump à perte de vue (de pages) ! On le voit en gros plan, "sous toutes les coutures", en compagnie de ses trois épouses, de ses enfants, de sa famille...

    Quand je pense à quel point durant la campagne électorale, les médias, la presse, les télés, les journalistes... L'ont littéralement descendu, ont "gerbé" sur ses propos, ses comportements, ses gestes ; à quel point les instituts de sondage à la botte de "l'Establishment" se sont accordés à le donner perdant... Tant, d'ailleurs, en Amérique qu'en France et en Europe... Et que je vois cet "encensement"avec toutes ces mises en page à la Une, cette "pub" que lui font aujourd'hui, àpeine 2 jours après, toutes les revues People... Je suis sidéré, écoeuré ! "dans quel monde on vit" !

    "Le milliardiaire parti de rien, qui a fait fortune, et que maintenant on "porte aux nues" en un spectacle de variétés tout ce qu'il y a de plus "bling bling"... J'en ai la nausée, cela me révolte!

    C'est bien "ça", le monde présent, la "culture", la "civilisation" du 21 ème siècle ! ... Bon, je sais, "y'a un moment que ça dure ce carnaval", depuis le Grand Siècle de Louis XIV, depuis les empereurs romains... Mais là, avec la mondialisation, les lobbyies de Presse et d'information, les agences de publicité, l'internet, les réseaux sociaux, l'instantanéité des nouvelles, des "scoops"... Et avec les centaines de millions sinon les milliards de gens sur cette planète qui se gavent de ce carnaval, de ces fantoches, de ces flashs, de cette "musique" réduite à un tambourinement de coeur de pieuvre... Je me dis que du temps de Louis XIV ou que du temps des romains, "ça ressemblait quand même un peu à quelque chose" dans la mesure où la représentation avec ses magnificiences et ses artifices pouvait être "porteuse" d'une sorte de "message" en face du peuple, de la société...

    ... Il n'y a plus de "message" aujourd'hui... Il n'y a rien d'autre que de l'insolence, de l'arrogance, de la "fric-puerie", de l'obscénité, du bruit... et c'est désespérant !

     

  • Un travail difficile, que celui de la réflexion

          Un travail de réflexion est toujours un travail difficile...

    Il ne faut pas qu'il se pose, déjà qu'il "s'auto-pose" pour commencer, en une forme de pensée unique censée se substituer à la pensée unique qui a cours et qui s'impose dans les "establisments" tout comme dans une opinion publique béate de certitudes admises et de mode...

    Il ne faut pas non plus qu'il cherche à tout prix à convaincre...

    Il faut qu'il puisse être accessible et qu'il ne se fasse pas seulement dans la trace de toutes ces "vérités" dont on n'aperçoit pour chacune de ces "vérités" que le miroir, que la luisance de sa surface et non pas les écueils en dessous, tapis dans le fond, et sur lesquels la plante des pieds se heurte...

     

  • L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats Unis d'Amérique

          Cette élection est le reflet -si je puis dire- d'une réalité du monde dont les politiques et les intellectuels ( en général "de Gauche" et "progressistes" et "d'une certaine forme de pensée unique) n'ont pas pris en compte, et cela déjà depuis pas mal d'années (depuis trente voire quarante ans à vrai dire)...

    Une réalité du monde que l'on peut certes, ressentir en fonction de quelque "sensibilité personnelle" : l'on peut être horrifié, oui, par certains aspects de cette réalité du monde, ou au contraire l'on peut en partie sinon en grande partie y adhérer ou s'y soumettre bon gré mal gré.. Mais il n'empêche que, en face, ou confronté à cette réalité du monde, il faut bien sinon l'accepter telle qu'elle est, du moins la reconnaître... Et en être si possible un témoin objectif indépendant et communiquant...

    Une réalité du monde, de plus en plus complexe, imprévisible, diverse, faite autant du pire que du meilleur et dont l'évolution nous échappe dans la mesure où elle porte en elle des incohérences et des contradictions et, par là même, de la violence...

    Toute l' "Intelligentsia" du monde dit "occidental", tout ce qui "pense", débat, discourt, argumente, sur toutes les télés, dans tous les médias, se sont accordés à dire durant la campagne électorale aux USA -en gros pour "simplifier" mais c'est vrai en grande partie... "Que les américains pro Trump étaient des cons"... Et de même, l' "Intelligentsia" du monde des pays démocratiques ("pseudo démocratiques") de l'Europe ; l' "Intelligentsia" de la culture, du savoir, de la science économique politique et sociétale, des "sortis des grandes écoles", de la plupart des journalistes, de la Gauche progressiste et de la "droite sociale"... s'accorde à dire "qu'une partie des gens de leurs pays qui votent pour des partis dits "populistes" (c'est le terme qu'ils emploient) sont cons...

    La réalité du monde c'est celle de ces centaines de millions de gens de par le monde, d'un bout à l'autre de la planète, qui n'ont pour ainsi dire pas d'existence reconnue, n'ont la parole que sur les réseaux sociaux du Net, et que toute l' "Intelligentsia" méprise souverainement... Mais qui commence à réagir collectivement (ou individuellement ou en associations)... Et qui tend à bousculer de plus en plus l'Intelligentsia...

     

    Le plus grand défaut de l'Intelligentsia est le même que celui des masses populaires -et des meneurs de foules : c'est celui, pour l'Intelligentsia, de sa souveraine indifférence pour le "commun des mortels" qui n' a d'égale que la "mise au pilori" de l'Intelligentsia par les masses populaires et leurs meneurs...

    Un même défaut commun, associé pour l'Intelligentsia, à la domination qu'exerce cette dernière, aux privilèges qu'elle s'attribue au détriment de tous, et à sa violence inouïe ; associé pour les masses populaires, à une violence certes justifiée et résultante en face de la violence exercée par l'Intelligentsia, mais qui n'ouvre pas de passage...

    Soit dit en passant, la violence des masses populaires est qualifiée d'illégale, de délinquante voire de terroriste... Mais jamais au grand jamais pour cause de conditionnement acharné à la conservation des privilèges, l'Intelligentsia dominatrice bardée de police...

    Et à ce même défaut commun à l'Intelligentsia et aux masses populaires, s'ajoute encore toutes les incohérences et toutes les contradictions des uns et des autres dans les agissements, les comportements...

    L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats Unis d'Amérique est une claque sur les visages de tous ces danseurs de bals masqués de l'aristocratie de la pensée unique et de l'"Establihsment"... La musique un instant s'arrête, les visages se figent, les "cours constituées" dans leurs coins respectifs s'interrogent... Mais la musique va reprendre, et le "commun des mortels" qui ne va jamais au bal masqué, qui n'aura jamais de carton d'invitation, et la réalité du monde, et la violence du monde, et les incohérences, et les contradictions, et les affrontements, et les idéologies, et les religions, et les "murs"... Tout cela dans une musique recomposée mais dont l'écriture demeure la même, repart... tout comme d'ailleurs la Bourse après une séance de "baisse épidermique" de trois heures de pendule...

    ... La route, dirais je, qui est devant nous, et que nous suivons, dont nous ne savons que ce qui l'a bordé de part et d'autre depuis que nous cheminons ; tout à coup devient plus incertaine encore qu'elle ne l'a jamais été : l'on ne sait pas ce qu'il y a au delà de ce virage brusque et inattendu là, tout proche...

     

     

  • Réflexion sur la littérature

    "La littérature doit être aisée à comprendre et difficile à écrire, non difficile à comprendre et aisée à écrire".

    Wang Chung, Pensées.

     

    Cependant, dis-je, lorsque la littérature est aisée à comprendre et tout aussi aisée à écrire, elle s'apparente alors, la littérature, à un produit de consommation culturelle de masse : il n'y a qu'à voir sur les étals en rayon librairie des grandes surfaces commerciales, tous ces livres qui "copient la vie" dans tout ce que la vie a de mieux et de plus connu du plus grand nombre de gens...

    Quand à la littérature produite par bon nombre de personnages politiques, de personnages de télévision, de journalistes, d'économistes, de gens sortis de grandes écoles, elle est souvent difficile à comprendre... et aisée à écrire (ou à faire écrire) pour ces personnages qui sont les seuls à se comprendre et à être convaincus de leur talent... Et à se satisfaire du nombre de leurs "followers" sur les réseaux sociaux, du nombre d'exemplaires de leurs livres vendus...

    La littérature aisée à comprendre et difficile à écrire, a toujours été une "denrée" rare parce que dans cette littérature là, toute la difficulté est celle de la réflexion, du niveau de réflexion à atteindre, du pouvoir d'observer, de regarder et de témoigner au plus vrai, et de transcrire au mieux dans une langue, la langue que l'on parle et écrit, qui ne soit point altérée, dénaturée, pervertie, simplifiée à l'excès jusqu'à n'être qu'une vocifération et donc appauvrie ; ou au contraire, accablée de formulations et d'effets, et donc, illisible, incompréhensive au "commun des mortels" d'une part et toute aussi illisible et incompréhensive à ceux qui ne sont pas de la "communauté" dont on fait partie d'autre part...

    ... Reste, avec la difficulté de la réflexion, avec le regard et le témoignage ; une capacité cependant, à manier la langue que l'on parle et écrit, avec ce que l'on peut y apporter dans cette langue, venant de soi et de personne d'autre et qui, dans le contexte peut être compris du plus grand nombre sinon de tous...

     

     

  • Les fondamentalismes religieux et le libéralisme mondialisé

    ... Les sectes fondamentalistes, Chrétiennes, Catholiques, Ortodoxes ou autres -fort nombreuses faut-il le dire-, Musulmanes (je pense au Wahabisme et au Salafisme ), Judaïques et "Gouroutiques"... toutes aussi nombreuses les unes que les autres, auquelles j'ajouterais certains courants de pensée "pseudo philosophique" ou ésotérique censés remplacer les religions... Et jusqu'à un "athéïsme militant" tout aussi fondamentaliste et sectaire dans la pensée qu'il véhicule... "Offrent" tous au moins -et cela est indéniable- à leurs croyants, à leurs fidèles, en fait à beaucoup de gens qui se sentent perdus, exclus, sans repères, en général pauvres, marginalisés, sans perspective d'avenir ; un "modèle", une "transcendance", un sens à leur vie, une croyance et donc des repères, et une sorte d'espérance soit en une vie meilleure "ici bas" ou dans un "au delà"...

    L' "athéïsme militant" toutefois, qui combat les modèles, qui combat toutes les religions, qui ne croit en aucun Dieu ; est davantage une pensée, une "culture de la réalité et de la science"... qu'une "vision du monde avec des repères, une espérance, une foi en un "ailleurs" , en un "autre monde"...

    ... Les puissances économiques et politiques libérales mondialisées -soit dit en passant "le plus souvent alliées aux religions Catholique, Musulmane, Orthodoxe et autres"- n' "offrent" quant à elles, qu'une perspective matérialiste dans un mode de vie axé pour l'essentiel sur la consommation de produits (de produits autant alimentaires que de confort, de services, de loisirs, de culture, d'équipements)... Et, à travers cette perspective matérialiste, passe un "courant de pensée" comme l'air qui circule, comme une masse nuageuse uniforme dans le ciel qui se fracture par endroits mais qui se meut dans le même sens... Dès lors, la "transcendance" disparaît, le besoin se substitue à l'espérance.

     

    ... Les sectes fondamentalistes d'une part, et les libéraux mondialisés d'autre part ; sont deux fléaux différents l'un de l'autre, mais la conséquence de chacun de ces deux fléaux est la même : nous glissons dans la barbarie et dans l'obscurantisme sans nous en apercevoir (ou avec l'illusion que nous combattons contre la barbarie et contre l'obscurantisme)...

     

     

  • Voltaire ou le Jihad, de Jean Paul Brighelli

    Voltaire ou le jihad

    "Vers le suicide de la culture Européenne ?"

    "Sommes nous vraiment les héritiers de Voltaire, ou glissons nous vers la barbarie sans nous en apercevoir?"

     

    La lutte contre le Jihad des fondamentalistes de l'Islam est aujourd'hui un théâtre de guerre à ciel ouvert dont la scène est aussi vaste que l'Europe, que le moyen orient et que le monde occidental tout entier, dont les principaux acteurs politiques se présentent comme étant des défenseurs de la civilisation ; un "théâtre de guerre" donc, qui cache un autre "théâtre de guerre", en fait un autre Jihad, qui lui, mené par les grandes puissances économiques du marché et de la culture, écrase les peuples plus universellement encore que les combattants du Jihad islamique. Car si le Jihad islamique est "infiltré" dans les sociétés occidentales, dans bon nombre de pays, et s'il frappe, s'il tue, si les actes de terrorisme qu'il commet sont spectaculaires, dramatiques et d'une violence extrême ; le Jihad mené par les grandes puissances économiques du marché, quant à lui, est d'un caractère, d'une emprise, d'une hégémonie bien plus universelle encore, et cela par toutes les cultures de substitution, les cultures dites "plurielles", les cultures des banlieues et des communautés urbaines et des minorités revendicatrices, les nouvelles technologies... C'est bien cela le "Jihad mondial" des puissances économiques et politiques, qui porte en lui dans son ordre et dans sa gestion du quotidien des peuples, une culture obscurantiste de masse entièrement formatée et légiférée et soumise aux lois du marché, aux lois sans cesse changeantes et opportunistes de l'opinion publique, aux lois de la mode, aux lois de la pensée unique du moment...


    ... Extraits du livre de Jean Paul Brighelli "Voltaire ou le Jihad" :

    Voltaire ou le jihadvoltaire-ou-le-jihad.pdf (92.56 Ko)